TitreKristin Lavransdatter
Sigrid Undset
La Cosmopolite, Stock
1 180 pages
Traduit du norvégien par E. Avenard, Th. Hammar et M. Metzger
25 €
Un pavé de 1 200 pages [1] , écrit certes par un prix Nobel de littérature [2] , qui raconte une histoire se situant au Moyen Âge scandinave ? Merci, je passe... Mais comme c’est la nouvelle éditrice et directrice de La Cosmopolite qui, tout feu toute femme, m’en a parlé avec un enthousiasme convaincant, je décide d’y jeter un œil.
Les deux premières pages me désarçonnent quelque peu par la densité du texte et le nombre de personnages. Et puis à la troisième page un nouveau paragraphe : Quand la jeune Kristin eut sept ans, il arriva un jour qu’elle eut à accompagner son père à leur chalet dans la montagne. Et me voici embarqué. Impossible d’abandonner Kristin, la fille adorée de son père, qui va rentrer en vif conflit avec lui. Alors qu’elle est fiancée à l’homme que son père lui a choisi, elle tombe folle amoureuse d’Erlend, un chevalier au passé sulfureux, avec lequel elle échange des serments d’amour éternel.
Dans cette Norvège très chrétienne où personne ne brave ni la religion ni la morale communément admise, Kristin est déchirée entre ses propres désirs et pulsions et les règles de sa communauté. Elle se mariera - mais je ne vous dirai pas avec qui - et toute jeune mère, à dix-sept ans, elle dirigera avec poigne et compétence le domaine de Husaby. Puis ses fils grandiront...
Le récit, servi par une écriture limpide emporte. Pas question de résister à ce courant porteur de vagues heureuses et de tempêtes violentes. Laissez-vous entraîner dans cette histoire intemporelle qui raconte un formidable destin de femme.
Jacques Griffault, Le Scribe
Initiales, le 19 décembre 2007